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Article Sport&Santé #1 octobre rose

 

Octobre rose

par Th. Rousseaux

La Fondation Maison de la Gendarmerie est solidaire du combat mené par les camarades militaires, les conjointes de militaires mais aussi les enfants de militaires touchés par cette maladie qui comptabilise près de 54 000 nouveaux cas par an en France ! (source : santé publique France).

Reconnaissable par son mythique ruban, la campagne annuelle Octobre rose (27ème du nom), lancée depuis le jeudi 1er octobre 2020 est l'occasion de sensibiliser durant tout un mois au dépistage du cancer du sein, mais aussi de rappeler aux femmes qu'il est toujours vital de se faire dépister régulièrement.

Le slogan de cette année « Tous unis par la même couleur » est diffusé dans la presse, à travers une campagne d’affichage en ville et sur les réseaux sociaux.
Aujourd’hui, 1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein au cours de sa vie. Donc, ce n'est pas parce qu'il y a le coronavirus, qu'il ne faut pas se faire dépister !
Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir en préambule un petit historique de cette aventure extraordinaire (source : Le journal des femmes 01/10/2020) suivi de quelques conseils et recommandations liées aux activités physiques (source : Institut Curie) ainsi que des informations à partager au travers un lien vers une brochure très complète (source : association cancerdusein.org).

 

Historique

Comment est né Octobre Rose ?

  • En 1985, un partenariat entre l’Americain Cancer Society et l’entreprise Impérial Chemical Industrie lance une campagne pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein et promouvoir la mammographie.
  • En 1992, Alexandra Penney, rédactrice en chef du journal Self, consacré à la santé des femmes, propose un numéro spécial « Cancer du sein ». Evelyn Lauder, vice-présidente de la société de cosmétique Estée Lauder et survivante d’un cancer du sein, est invitée pour être la rédactrice de ce numéro spécial.
  • En 1993, Evelyn Lauder crée aux USA la Breast Cancer Researc Foundation afin de soutenir l’innovation en matière de recherche clinique et génétique.
  • En 1994, Estée Lauder France et le magazine Marie-Claire décident de s’engager ensemble dans la lutte contre le cancer du sein en créant l’association « Le cancer du sein, parlons-en ! ». Chaque année, de nombreuses initiatives sont mises en place durant tout le mois d’octobre, pour informer et sensibiliser à l’importance du dépistage.
  • Depuis 2004, les prix Ruban Rose mis en place par l’association permettent de soutenir financièrement la recherche contre ce cancer, 1ère cause de mortalité par cancer chez la femme.
    Le 12 novembre 2011, Evelyn Lauder s’éteint. L’association continue néanmoins son combat contre le cancer du sein et l’importance d’un dépistage précoce.

Depuis 2014, chaque 1er octobre, la Tour Eiffel se pare de la couleur de l’association et s’illumine en rose.

 

L’histoire du ruban Rose?

L’américaine Penney Laingen a été la 1ère femme à utiliser le ruban comme symbole en 1979 : elle accrochait des rubans jaunes aux arbres pour demander la libération de son mari, retenu en otage en Iran. Au début des années 90, le ruban rouge, couleur de la passion et du sang, symbolise la lutte contre le virus du Sida.

En 1992, c’est Alexandra Penney, rédactrice en chef du journal Self imagine un ruban rose pour désigner le combat contre le cancer du sein et demande à l’entreprise Estée Lauder de le distribuer dans ses magasins de New York. Sa vice-présidente, Estée Lauder surenchérit et promet de mettre des rubans sur tous les comptoirs et magasins du pays.

 

Pourquoi la couleur rose ?

Le rose du ruban est référencé rose 150, l’une des couleurs best-sellers de chez Offray, la plus grande entreprise de rubans au monde. Définie comme « Une couleur féminine, douce, joyeuse et qui évoque la bonne santé, tout ce que ce cancer n’est pas », constate l’association Breast Cancer Action qui milite contre le cancer du sein.

Aujourd’hui, le ruban rose est le symbole international de la lutte contre le cancer du sein. Porter un ruban rose permet de marquer son engagement dans la lutte contre ce fléau et sa solidarité avec les malades.

Le but de ce post n’est surtout pas de discourir sur ce qu’il convient de faire ou ne pas faire, ou de vous demander de contribuer à une campagne de don, mais uniquement d’avoir une pensée pour toutes celles qui se battent et d’avoir si possible cette ‘’main tendue’’ vers les familles de l’institution touchées par cette maladie en cas de besoin.

La Fondation adoptera donc symboliquement durant ce mois d’octobre le ruban rose, en hommage au combat mené par toutes celles de la communauté gendarmerie qui ont livré ou livrent encore ce combat.

 

Et le "sport", dans ce contexte ?

De nombreuses études scientifiques l’ont montré : l’activité physique réduit le risque de développer un jour un cancer du sein. Elle diminue également le risque de récidive.
Malheureusement, parfois la maladie s’abat sur l’individu… Dans ce cas, elle joue également un rôle important vis-à-vis des effets secondaires parfois très lourds en permettant de lutter contre les séquelles liées aux traitements. Les patientes ayant été traitées pour un cancer du sein ressentent souvent une très grande fatigue, même plusieurs mois après la fin des traitements. Contrairement à une fatigue classique, l’activité physique peut les aider à retrouver de l’énergie, les ‘’défatiguer’’. Comme pour beaucoup de maladies et à condition de la pratiquer de manière raisonnée (et si possible encadrée), l’activité physique et plus particulièrement celles d’activités physiques adaptées (marche nordique, gymnastique, yoga, natation…) qu'il convient de différencier des actes de rééducations réalisés par des professionnels de santé (kiné, ergothérapeute...), voire thérapeutiques (en présence d'un soignant) peuvent aider à passer un cap, à emprunter le chemin d'un début de renaissance.

Lutter seul contre la maladie s’avère particulièrement difficile car il s’agit d’un véritable combat au long cours. C’est pourquoi une pratique en groupe, quand cela est possible, permet également d’échapper à l’isolement social et de se sentir soutenu. Elle contribue aussi très souvent à libérer la parole sur cette maladie qui n’est plus et ne doit plus être tabou en 2020 !
N’oublions pas que l’estime de soi est également un paramètre très important dans ce combat quotidien. En parallèle à l’ensemble des actions décrites ici, il convient de ne pas occulter le rôle important de soins de type esthétiques. A cet effet, de nombreuses associations contribuent aussi à aider les patientes dans leur combat par ce biais.
En conclusion, l’objectif de cette pratique ‘’sportive’’ est donc triple : améliorer l’état de santé (redonner de l’autonomie, diminuer la douleur, …), le moral (estime de soi, lien social) et la qualité de vie au quotidien.

 

Vous trouverez infra, au titre de complément d’informations, deux liens qui vous permettront de consulter des documents explicites publiés par l’institut Curie et l’association cancerdusein.org.

https://curie.fr/page/cancer-les-programmes-dactivite-physique-adaptee-pendant-et-apres-les-traitements

http://www.cancerdusein.org/images/PDF/brochure/Brochure2020DesInformationsPartager.pdf

Nous vous souhaitons à toutes et tous, tout le courage nécessaire pour ce combat que vous menez ou que vous savez être mené par un membre de votre famille ou une de vos connaissances.
Sans oublier les aidants, dont le rôle majeur est actuellement évoqué au plus haut niveau de l’Etat et qui méritent tout notre respect !

Au-delà du parcours de soins et des nombreux accompagnements et aides déjà existants lors de la prise en charge de cette maladie, sachez que la fondation Maison de la Gendarmerie pourra être à vos côtés dans des moments très compliqués ou des situations difficiles que vous pourriez traverser. Le triptyque « Aider, Assister, Secourir » reste la raison première de l’engagement de la fondation et de son personnel.

 

 

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